Par 324 voix contre 233, la majorité présidentielle, même si elle n’a
pas fait le plein de ses voix à l’Assemblée nationale (quelques députés
de droite s’étant abstenus ou ayant voté contre), a voté, le
projet du gouvernement qui remet en cause la retraite à 60 ans. Si, à
gauche, la conviction est que la bataille est loin d’être finie avec
les luttes à venir et le débat en octobre au Sénat, ce sentiment
effleure aussi nombre d’élus de la majorité, sauf le député Jean Dionis du Séjour qui a voté pour.
Tout au long des débats, on nous a assené que puisque l'on vit plus longtemps, on doit accepter de travailler plus... pour gagner plus ?? Ah non. Celle-là, on nous l'a déjà faite.
Seulement voilà. L'INSEE a publié une étude sur l'espérance de vie en bonne santé.
Les chiffres parlent d'eux-même.
Alors, pour nous faire avaler la pilule, la majorité a instauré la "reconnaissance historique de la pénibilité" (sic). Mais l'assuré devra apporter la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et pour cela l'aval d'une commission sera nécessaire. Alors... Elle est où l'entourloupe ?!
Elle se cache dans la réforme. Car une réforme peut en cacher une autre. Le gouvernement prévoyait de placer les médecins du travail sous l'autorité de l'employeur. Rien que ça. On imagine bien un médecin du travail préconiser un départ anticipé à un salarié contre l'avis de celui qui le paye tous les mois.
Comme dit la pub... "Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu".
Mais bien sûr !
Cette notion de pénibilité introduite, nous nous sommes légitimement dit que la prévention aurait une place prépondérante, que l'on allait pouvoir se soigner correctement en cas de pépin, qu'en somme, chacun pourrait cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. Et bien là aussi c'est raté. La presse nous apprend aujourd'hui que les patients devront (encore !) mettre la main à la poche afin de financer l'Assurance Maladie.
Et pendant ce temps, 18 764 personnes se sont partagés les 679 millions d'Euros du gâteau du bouclier fiscal.
Bienvenue en Sarkoland.
Merci au député Jean Dionis de le soutenir.
Jean-Marie HOUDUSSE - Président d'AGEN DEMAIN