Le compte à rebours. En 2008, Alain Veyret se retrouvait sans aucun mandat électif. Un an plus tard, Jean-Marie Houdusse succédait à Laurent Bruneau à la présidence de l'association Agen Demain, née au lendemain de la victoire de Jean Dionis aux municipales. Hier, le jeune homme, dans son discours introductif, en faisait appel à l'unité et à l'ancien député et maire d'Agen : « Je souhaite de tout cœur que tu sois au rendez-vous des prochaines échéances. »
A priori, il peut être rassuré. Le cardiologue, en effet, compte être « candidat à la candidature » pour les législatives de 2012. L'éventualité d'un parachutage d'une candidate socialiste, dans cette circonscription d'Agen-Nérac réservée à une femme au nom de la parité, le laisse sceptique : « Il faut quelqu'un d'ici, qui est connu et qui connaît les gens. Ici, c'est la campagne, les parachutages ne fonctionnent pas. Et comme il n'y a pas de femme partante… »
Sur sa lancée, et quelle que soit l'issue du scrutin, Alain Veyret sera aussi candidat aux municipales. « C'est aujourd'hui que l'on met en place le combat pour les municipales de 2014, avec des troupes qui vont au-delà d'Agen », poursuit le chef de file de l'opposition. De l'absence d'unité à droite, il ne se plaint pas : « Des clivages vont se faire autour de quelques personnalités car on ne peut pas imposer des changements à la population sans lui demander son avis. »
Devant la centaine de sympathisants réunis autour de ce second repas républicain, il a aussi évoqué les primaires citoyennes des 9 et 16 octobre. Si lui est un partisan de Martine Aubry - « c'est ma culture » -, il espère seulement que la participation au vote soit importante. « Ensuite, nous serons tous derrière le candidat pour battre Sarkozy. Avec la présidentielle, il va y avoir une montée en puissance. On va aller au-devant des jeunes et faire monter de nouvelles figures, localement… »