«Derrière un engagement, il y a toujours d'autres choses qui font réagir, qui mettent en colère. » Celui de Jean-Marie Houdusse, aujourd'hui âgé de 29 ans (il est né un 1er avril) est motivé par deux événements qui remontent à 2008 : la victoire de Jean Dionis du Séjour aux municipales et le diagnostic de sa maladie, la spondylarthrite ankylosante (1), du genre orpheline puisqu'elle ne touche que 0,1 à 0,2 % de la population…
Il y a trois ans, il entre à l'association Agen demain. Au bout d'un an, il succède à Laurent Bruneau qui en était le premier président. Lui qui n'a jamais été militant d'un parti décide de s'engager en raison d'une accumulation de faits : « La claque du FN en 2002, puis celle de 2007. Sarkozy, je ne peux pas, il mène une politique frontale et agressive qui vise à diviser, à monter les uns contre les autres. Dionis à la mairie, c'était le pompon. » Pas vraiment objectif, il trouve trop de similitudes, « la gesticulation et les effets d'annonces », dans la façon de gouverner des deux hommes.
Nouvelle ère à venirAujourd'hui, il décrypte des « signaux de fin de règne » et estime le retour de la gauche aux affaires « évident ». Localement s'entend. Pour autant, il aimerait que quelqu'un se dévoue, en juin, pour lui succéder à la présidence d'Agen demain. « J'irai là où on estime que je suis le plus utile. Mais je trouve important de renouveler les postes, au moins la présidence. Je ne veux pas que l'on retienne mon nom mais celui d'Agen demain. »
Hors de question, pour autant, d'abandonner le navire. Jean-Marie Houdusse entend continuer à « coordonner le travail, à monter des projets constructifs, sans toujours être dans la contradiction et surtout, à écouter les gens et à toujours expliquer pourquoi on n'est pas d'accord. »
Et lui qui rêve d'un doublé d'Alain Veyret en 2012 et 2014 rêve-t-il aussi d'un poste de conseiller municipal ? « Non, aujourd'hui, ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse. Si on me le proposait, je serais flatté mais je préfère mettre des outils en place pour ceux qui veulent y arriver… »
InjusticesJean-Marie Houdusse veut rester un soutien de l'opposition municipale. De soutien, lui aussi en a parfois besoin, surtout le matin : « Quand tu te lèves et que tu galères à marcher, ce n'est pas évident mais ça forge le caractère. » Sa spondylarthrite ankylosante se traduit en effet par des rhumatismes inflammatoires chroniques qui n'épargnent aucune de ses articulations, perturbent ses nuits, le font souffrir. Pour calmer ces symptômes, il suit un traitement lourd et hors de prix : 1 137 euros par mois. Pour obtenir un remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, il a dû remuer ciel et terre : « Tu apprends que tu es malade et tu commences à te battre ».
Un sentiment d'injustice également ressenti pour obtenir un prêt pour l'achat de sa maison. « Je paye le double de ce qu'un ami paye pour un emprunt… double. Au final, ils font tout pour ne pas t'assurer. C'est dégueulasse, je n'ai pas demandé à être malade. »
Pour s'échapper un peu, il lit, « court » les festivals de musique, se passionne pour la moto et les Technologie de l'information et de la communication (TIC). Au moins un point commun avec le député-maire.
(1) Maladie infla+mmatoire chronique qui touche le rachis et les articulations du bassin.