Une séance extraordinaire au Conseil général le
matin, une réunion publique le soir. « Quel avenir pour la gare d'Agen
? » Une soixantaine de personnes étaient invitées à se poser la
question à l'invitation d'Agen demain, l'association formée par les
soutiens de l'ex-maire Alain Veyret dans la foulée de la municipale
agenaise.
Ce sont les historiques militants du Codeliapp, un comité fondé dès 1994 pour défendre la ligne SNCF Agen-Périgueux-Paris qui se trouvaient à la tribune. Ils n'ont pas fait l'économie d'un long exposé pour mieux rappeler l'essentiel, à leurs yeux : la ligne LGV sera desservie par une liaison TER ou ne sera pas.
« Le maximum de voyageurs »
Vice-président du Codeliapp, Serge Fresquet n'a cessé de répéter son « souci de l'intérêt général » : « On ne se positionne ni pour la rive gauche ni pour la gare centre », a-t-il plaidé, non sans regretter ouvertement l'abandon de Layrac, « dont on nous dit que la gare est inondable », de fait écartée par Réseau ferré de France. Et pourtant, une ligne LGV aurait croisé la ligne SNCF Agen-Auch... Raviver les antiques liaisons ferroviaires du département, faire en sorte qu'elle soit reliée à la future gare LGV : voilà le credo de ces militants, renversant la perception d'une telle ligne : « Se montrer soucieux des lignes délaissées, c'est capter aussi le maximum de voyageurs de manière à ce que de nombreux TGV puissent être proposés à la gare TGV d'Agen. »