1) Le lancement au 1er janvier 2010 d’un second plan de relance pour pallier les insuffisances du plan actuel adopté fin 2008 et complété en février 2009. En allant au-delà des 40 milliards d’euros actuellement prévus. En encourageant l’investissement mais aussi, cette fois, en soutenant plus fortement la consommation pour relancer également par cette voie l’activité et l’emploi.
2) La modulation de l’imposition des bénéfices des entreprises profitables en fonction de leur politique de l’emploi : abaissement du taux pour celles accroissant leurs effectifs salariés ; acquittement du taux normal pour celles le maintenant ; majoration du taux pour celles les réduisant sans motif économique valable.
3) L’arrêt des suppressions d’emplois dans la fonction publique, en particulier à l’éducation nationale qui aura perdu 50000 postes d’enseignants en quatre ans, de l’année 2007 au budget 2010.
4) L’adoption de nouvelles garanties pour les salariés :
- présence au conseil d’administration des entreprises privées ;
- « parcours d’activité sécurisé » pour garantir la continuité des droits des salariés à travers la discontinuité des trajectoires professionnelles. L’objectif : concilier le besoin d’adaptabilité des employeurs, lié aux évolutions du marché, et à l’aspiration des salariés à la sécurité ;
- Création d’un grand « Service public des ressources humaines », (associant Etat, collectivités territoriales et groupement d’acteurs économiques), pour assurer un complément de formation et la réinsertion professionnelle des salariés ayant perdu leur emploi et garantir leur revenu ;
- Mise en place d’un « Plan de promotion et de développement des capacités individuelles » dans l’industrie et le tertiaire.
5) Le soutien à l’emploi des jeunes :
- Relance des emplois jeunes (services à la personne, protection de l’environnement, etc.)
- Création d’une allocation d’autonomie pour les étudiants non ou peu aidés par leur famille, le diplôme restant la meilleure arme contre le chômage.
6) Le lancement d’une stratégie européenne pour l’emploi :
- Lancement d’un emprunt européen, au lieu du « grand emprunt » purement national de M. Sarkozy pour financer de grands travaux européens ;
- Création de services publics européens (chemin de fer, secteur postal, etc.)
7) Elaboration par l’OIT d’un « Code international de l’emploi et de la protection sociale », en particulier pour lutter contre le dumping social qui provoque la fuite des emplois vers le pays à moindre salaires et à moindre protection sociale.