L'école Barra perd un poste. Scaliger également. Les parents d'élèves des deux écoles sont montés au créneau pour les défendre, ne mâchant pas leurs mots à l'encontre du schéma directeur pour les écoles primaires. La colonne vertébrale de la politique scolaire de la municipalité.
« En augmentant le nombre de classe par école, on augmente les chances de fermeture de classes », analyse Frédéric Mandis, du bureau départemental de la FCPE. Les parents d'élève de Scaliger, eux, sont carrément en colère. « Qu'une municipalité soutienne une fermeture de classe, c'est bien la première fois ! », s'enflamme Emmanuel Eyssalet. En effet, lors du Conseil municipal du 4 avril, une motion de refus de suppression de ce poste a été proposée. Et refusé par la majorité.
Les murs de l'école portent encore, malgré les vacances scolaires, les traces de cette colère. Les banderoles sont toujours en place. « Les effectifs baissent, nous n'avions pas d'arguments à opposer à l'Inspectrice d'académie, nous sommes sur une moyenne de 22 enfants par classe », argumente de son côté Maïté François, adjointe au maire chargée des affaires scolaires. Qui défend le schéma directeur. « D'ailleurs, l'équipe municipale a toujours dit que nous n'accepterions pas de dépasser les 25 élèves par classe et, sur Bara, où une classe doit fermer, nous nous sommes prononcés contre. Si nous nous retrouvons en difficulté, nous saurons le faire savoir », souligne l'élue.
« L'objectif, pour les écoles maternelles et primaires de la ville était de les rénover et de les regrouper. En effet, celles que nous avons fermées comptaient deux classes (Gaston-Salvan, Charles-Duffour et la maternelle Paul-Bert), ce qui, pédagogiquement, n'apparaît pas très intéressant. Aujourd'hui, ces écoles comptent trois ou quatre classes. Elles sont donc restées à dimension humaine », explique Maïté François.
3 millions pour LacourAujourd'hui, le schéma directeur arrive dans sa dernière phase. L'école Lacour va être restructurée : 3 millions d'euros seront investis sur les deux prochaines années scolaires. L'école Scaliger également, côté primaire, va connaître d'importants travaux. « L'école sera prête pour la rentrée 2012-2013 », précise l'adjointe au maire.
Les parents, qui attendent ces travaux devraient s'en réjouir. Mais, encore une fois, ils ne se sentent ni écoutés ni compris. « Ce sont des préfabriqués qui serviront de salle de classe à nos enfants », s'insurgent-ils. Récréation décalée pour les différentes classes, sécurité des élèves, travaux finis pour Pâques l'année prochaine, aucun argument ne trouve grâce à leurs yeux. Ils auraient préféré une salle de l'école de musique. « Il n'y a qu'une porte qui sépare les deux », précise Patrick Olivier, parent d'élève.
Cette solution est jugée « inapplicable », selon Maïté François. « Il y a des instruments dans les classes de l'école de musique. » Et elle aussi affiche complet. D'ailleurs, « comme une classe de Scaliger se vide, nous allons certainement en faire une classe de musique ». De quoi inquiéter un peu plus les parents d'élèves. « Quel choix politique est fait pour les classes les plus populaires, celles de Scaliger ? », s'interrogent les parents. Qui aimeraient voir l'école classée en Réseau de réussite scolaire.