Dire que la politique du député maire centriste va
à contresens de celle développée par son prédécesseur socialiste relève
de l'euphémisme. « Ils ont fait payer les Agenais plus cher sans
augmenter le service », dénonce, chiffres à l'appui, le nouveau
locataire de l'hôtel de ville : « Masse salariale de 17,9 millions
d'euros en 2002 puis de 20,6 en 2007. Soit une augmentation de 14 % en
sachant qu'entre-temps, la compétence du centre Aquasud a été
transférée à la communauté d'agglomération. »
Objectif 0 %
Dionis du Séjour, à l'aube de son mandat, a donc choisi de couper les robinets avec pour objectif sur « l'exercice 2009, de contenir l'évolution de la masse salariale autour des 0 % en sachant que le point augmente de 0,8 % par an. Une volonté concrétisée par le non-remplacement des départs à la retraite, un appel aux contrats aidés alors qu'Alain Veyret en avait titularisé beaucoup. Et on a développé le recours à l'apprentissage en passant de 7 à 13 apprentis. En outre, malgré cette non augmentation, nous avons créeédeux services vidéo protection et vie des quartiers. »
« Arrêter les mensonges »
« Faut arrêter les mensonges », répond Alain Veyret passé aujourd'hui chef de file de l'opposition. « A notre arrivée, nous avons dû mettre en place les 35 heures, ce qu'avait oublié de faire la droite. On a donc embauché. Notamment les personnes en contrats précaires (Emploi jeunes, contrats emploi solidarité et consolidé). On a titularisé une soixantaine d'agents sur 80, en remplaçant les départs à la retraite, ce que je ne ferais pas aujourd'hui si j'étais en situation. »
Veyret a gonflé les salaires
La mairie emploie autour de 600 salariés. « Nous avons remonté le niveau du régime indemnitaire pour la catégorie C et instauré une augmentation au mérite pour les A, ce qui a permis à la Ville de devenir plus attractive et de pouvoir se positionner sur le recrutement de gens compétents,» souligne Alain Veyret.
L'ancien maire se targue également d'avoir favorisé les services à la population, « en embauchant des peintres pour la brigade anti-tags, des agents de stationnement ou encore des balayeurs. »
Une dernière catégorie qu'il juge en voie de disparition, estimant que la ville est devenue «sale». Un argument qui lui avait été renvoyé à de nombreuses occasions par son challenger lors de la campagne de 2008.