Quelques pancartes, des sifflets et beaucoup d'inquiétude. Les parents d'élèves du groupe scolaire Carnot-Bara manifestaient hier, à la sortie de l'école. La carte scolaire, dont la version définitive devrait être dévoilée aujourd'hui prévoit la suppression d'une classe et d'un poste de maître formateur. « Nous passons de 23 à 26 élèves par classe en moyenne », expliquent les parents d'élèves.
Malgré cela, ils craignent une nouvelle fermeture l'an prochain. Les deux écoles Carnot et Bara fonctionnent ensemble. Les six classes de maternelle. Il y a 13 classes en primaire, les CP, CE1 sont à Bara, Carnot accueillant les enfants du CE2 au CM2. « La perte de cette classe est une des conséquences du schéma directeur instauré par Jean Dionis », fustige Jean-Louis Matéos, élu d'opposition et conseiller général d'Agen-Sud, venu soutenir les manifestants. Une conséquence qu'il juge « catastrophique ». Il est suivi dans son analyse par Frédéric Mandis, de la FCPE départementale. « C'est bien plus facile de fermer une classe quand une école est plus grande. Et pourtant, le maire d'Agen avait promis que cela serait sans conséquences sur les fermetures de classes ».
L'école Scaliger, également menacée d'une suppression de poste, n'est pas oubliée dans les revendications des parents. « La municipalité soutient la fermeture de classe, c'est du jamais vu », s'indigne Jean-Louis Matéos. Les parents de cette autre école du centre-ville s'inquiètent également « des travaux de modernisation de l'école » qui auraient dû être entrepris il y a deux ans. Le verdict de la carte scolaire est attendu aujourd'hui. À la veille des congés scolaires…