Une nouvelle rentrée scolaire vient d’avoir lieu pour près de 14 900 élèves dans les 37 collèges du département (28 publics et 9 privés sous contrat d’association avec l’Etat) et près de 29 400 dans le primaire, au sein de 325 écoles publiques et 15 écoles privées, réparties dans 214 communes.
Pour leur donner toute les chances de réussite professionnelle, mais également et surtout d’épanouissement personnel et d’apprentissage de la vie en commun, des enseignants, personnels techniques et administratifs, infirmières… bref une communauté éducative dont on ne dira jamais assez combien son travail est fondamental pour le bon fonctionnement de notre société.
Des agents dans leur immense majorité dévoués, responsables, compétents, porteurs de valeurs qui font la force et la fierté de notre République.
Malheureusement, malgré toute leur bonne volonté, malgré l’investissement des parents et de leurs associations ainsi que des collectivités locales, les rentrées sont de plus en plus difficiles…
La suppression massive de postes d’enseignants par le Gouvernement, au nom du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, produit des effets catastrophiques : suppression de classes ou classes surchargées ; non remplacement des professeurs absents pour maladie ou formation ; suppression des réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté ; suppression en Lot-et-Garonne d’une centaine de postes d’adjoints administratifs aux directeurs (les EVS)...
Le Gouvernement préfère soutenir des spéculateurs inconscients ou accorder des privilèges fiscaux aux riches plutôt que de donner la priorité à l’éducation et y consacrer les moyens dont elle a besoin.
16 000 postes seront à nouveau supprimés en France en 2011 ; en Lot-et-Garonne, 14 dans le premier degré, 17 équivalent temps plein dans le second degré…
Alors que la scolarisation des moins de 3 ans est un des meilleurs leviers de la réduction des inégalités scolaires, celle-ci est passée de 35% à environ 15% en 10 ans puisque l’Etat ne donne plus aux écoles les moyens de les accueillir.
Il est inadmissible que l’Etat se désengage de telle sorte dans l’exercice d’une de ses principales missions régaliennes. Cette attitude est à mettre en comparaison de celle des collectivités locales qui ont au contraire fait le choix d’investir massivement dans l’avenir des enfants.
Le Conseil général de Lot-et-Garonne, par exemple, travaille à la modernisation et l’entretien des collèges, à la promotion des métiers manuels, soutient les actions éducatives et les activités extra-scolaires, accorde des bourses pour les frais d’études des familles modestes et méritantes….
Il participe à la "révolution numérique" en équipant les collèges publics en réseaux, connexion, matériels et espaces de communication (création de parcs informatiques, acquisition de tableaux blancs interactifs, de classes mobiles, de mallettes de langues).
Il participe au financement des installations sportives communales utilisées pas les collégiens et aide financièrement toutes les sections sportives.
Grâce à la convention éducative, il participe au financement d’ateliers et sorties extra-scolaires élaborés avec l’Inspection académique et les acteurs de Lot-et-Garonne qui œuvrent dans les domaines de l’environnement, de la culture et du sport.
Enfin, la gratuité des transports scolaires décidée par la majorité départementale est effective depuis la rentrée 2009 et s’applique aux 12 000 élèves qui utilisent un des 316 services routiers de transport scolaire pour se rendre dans leur établissement d’enseignement ou un des services réguliers de transport routier non urbain de voyageurs, ou bien encore une ligne SNCF. Au quotidien, ce sont plus de 23 000 kilomètres qui sont parcourus, soit près de 3.9 millions de kilomètres par an !
Un service personnalisé de transport en taxi est également assuré par le Conseil général pour plus de 115 élèves handicapés.
L’Etat et ce Gouvernement en particulier ferait donc bien de prendre exemple sur les collectivités locales et d’assumer enfin leur rôle éducatif !
En ce début d’année scolaire, j’adresse mes vœux de réussite sincères à tous les élèves, à leur famille et je souhaite à la communauté éducative qu’elle puisse travailler dans des conditions de travail optimales, pour le bien de tous…
Je conclurai avec une pensée émue pour l’école Scaliger qui perd une classe et pour l’école Bara, rayée de la carte… Décisions du Gouvernement et du député-maire d’Agen que je condamne à nouveau avec force.
Conseiller Général d'Agen-Ouest - Conseiller Municipal d'Agen