En septembre 2009, la majorité de droite du Conseil Municipal d’Agen mettait en application son schéma directeur – plutôt directif – des écoles publiques. Ce schéma a été conçu dans la précipitation, sans la moindre participation en amont des enseignants, des parents d’élèves, des personnels municipaux et des syndicats.
L’audit réalisé par un organisme extérieur ne portait que « sur l’état des bâtiments, la capacité d’accueil, les potentialités de chaque bâtiment… » et faisait fi des aspects éducatifs, démographiques. Seule une logique comptable, à l’image d’une politique nationale d’éducation portant atteinte à l’école publique, a prévalu
Un an après, que constatons-nous ?
- Le groupe scolaire Scaliger était-il prêt à accueillir à la va-vite l’école Gaston Salvan ? La réponse est sans appel : des préfabriqués occupent la cour !
- L’école maternelle Carnot était-elle prête à accueillir l’école Charles Duffour ? Les enfants ne sont pas tous accueillis l’après midi : manque de personnel ; dortoirs et sanitaires exigus !
- En raison de l’application de ce schéma, 45 enfants sont inscrits en Grande Section de l’école maternelle Sembel. Pour la rentrée prochaine, l’école élémentaire dispose de 27 places pour accueillir ces élèves en Cours Préparatoire. L’école élémentaire Sembel, en raison de l’étroitesse des locaux, de la cour, ne pourra recevoir tous les enfants de 6 ans : la capacité totale pour l’ensemble des classes est de 180 élèves alors que 200 sont attendus!
- Suppression de postes de direction, de postes d’enseignants. Hélas lors de la prochaine rentrée scolaire les fermetures de classes vont se poursuivre dans les écoles publiques d’Agen, notamment à l’élémentaire J. Bara ! L’incohérence du schéma directeur explique le départ des enfants…
Moins d’écoles ! Moins d’enseignants ! Moins de classes maternelles avec la disparition totale de la scolarisation des enfants de 2 ans hors des zones dites sensibles !
Il n’y aura plus la possibilité pour les parents qui le désirent de scolariser leur jeune enfant, dès 2 ans, dans une école maternelle, de pouvoir lui faire bénéficier d’un accueil public, collectif, gratuit.
Triste perspective !
Jean-Louis MATEOS.