"La phase 1 est terminée", a déclaré lundi Dominique Schmitt, coordinateur du projet Lignes à grande vitesse (LGV) de Bordeaux vers l'Espagne et Toulouse. Le couloir de 1.000 mètres dans lequel sera inscrit le tracé des lignes a été arrêté lundi à Bordeaux et doit être soumis au Premier ministre pour approbation, a annoncé le préfet d'Aquitaine.
"Une ligne n'est jamais ni invisible ni indolore", a rappelé le préfet, en présentant les deux tracés qui suscitent depuis des mois l'opposition des populations notamment dans le vignoble des Graves, au sud de Bordeaux, dans sa portion en Midi-Pyrénées et au Pays Basque.
L’enfouissement étudié
Un projet d'enfouissement à "près de 60% de la ligne", est jugé techniquement possible par l'Inspectrice générale de l'administration du développement durable, Marie-Line Meaux. Mais cette possibilité ne calmerait pas totalement les désaccords. De nombreux opposants basques à ce projet contestent, eux, études à l'appui, la pertinence économique même de la création de la ligne.
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait réaffirmé vendredi sa volonté de construire la LGV de Bordeaux vers Toulouse et à veiller à ce qu'elle provoque "le moins de nuisances possibles". "J'ai une mission qui est de multiplier par trois les transports ferroviaires en France, notamment la LGV", avait-il expliqué. Il a aussi exprimé sa préférence pour une gare en rive gauche lors de sa visite à Agen.
Les tronçons Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse doivent constituer, à l'horizon 2020, le prolongement du projet de LGV Sud Europe-Atlantique (LGV-SEA), dont le tronçon central (Tours-Bordeaux) est prévu pour 2016.
Télécharger le tracé du fuseau de 1000m arrêté le 31 Mai 2010 (pdf)
Toute l'actualité de la LGV